Le ministre italien des Sports et de la Jeunesse, Andrea Abodi, a vivement critiqué l’idée de nommer un envoyé présidentiel américain pour superviser la Coupe du monde 2026, la qualifiant de “ honteuse ” et d’ingérence inutile dans les affaires italiennes.
S’exprimant mardi devant les médias italiens, Abodi a réagi aux informations selon lesquelles l’ancien président américain Donald Trump envisage de désigner un représentant spécial pour surveiller les préparatifs du tournoi de 2026, qui sera co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
“ L’idée d’un envoyé de Trump pour la Coupe du monde est honteuse ”, a déclaré Abodi. “ L’Italie n’a besoin de personne pour superviser notre organisation ou notre passion pour le football. Nous avons prouvé notre capacité à organiser de grands événements, et nous le ferons à nouveau. ”
Les commentaires du ministre italien interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre Rome et Washington concernant l’organisation de la Coupe du monde 2026. L’Italie n’est pas un pays hôte du tournoi, mais les remarques d’Abodi reflètent une préoccupation européenne plus large quant à l’implication politique américaine dans la gouvernance mondiale du football.
Des informations ont émergé la semaine dernière selon lesquelles l’équipe de Trump envisage de nommer une figure de premier plan pour agir comme liaison entre le gouvernement américain et la FIFA, garantissant que la Coupe du monde 2026 réponde aux normes américaines de sécurité et d’organisation. Cette initiative a été interprétée par certains responsables européens comme une tentative d’exercer une influence politique sur l’instance dirigeante du sport.
Abodi n’a pas mâché ses mots dans son évaluation. “ Le football appartient au peuple, pas aux politiciens. L’idée qu’un envoyé politique supervise un événement sportif est non seulement honteuse mais aussi ridicule. Nous respectons les États-Unis en tant que partenaire, mais cela n’est pas acceptable. ”
Le ministre italien a également averti qu’une telle décision pourrait créer un précédent dangereux pour les tournois futurs. “ Si chaque pays hôte nommait un envoyé politique, la Coupe du monde deviendrait un champ de bataille politique, et non une célébration du sport. Nous devons protéger l’intégrité du jeu. ”
La FIFA n’a pas officiellement commenté ces informations, mais des sources proches de l’organisation ont exprimé des inquiétudes quant à une éventuelle ingérence politique. La Coupe du monde 2026 sera la première à compter 48 équipes et se déroulera dans 16 villes d’Amérique du Nord.
La position ferme d’Abodi a été saluée par les responsables du football italien, qui se sont toujours enorgueillis de la capacité du pays à organiser de grands événements, notamment la Coupe du monde 1990 et la finale du Championnat d’Europe 2021 à Wembley.
“ L’Italie a une fière tradition d’accueil d’événements sportifs de classe mondiale ”, a conclu Abodi. “ Nous n’avons besoin de leçons de personne. La Coupe du monde concerne le football, pas la politique. ”
















