Tous les éloges après la finale de la Coupe d'Afrique des Nations sont allés à Sadio Mane, et il était facile de comprendre pourquoi. La star sénégalaise a pris ses responsabilités au moment le plus crucial, se présentant pour marquer le penalty décisif et mettre fin à la longue attente de son pays pour le trophée.
Mais dans le bruit qui a suivi les célébrations, beaucoup ont négligé le joueur qui a façonné la finale du début à la fin et a rendu ce coup de pied victorieux possible : le gardien de but Édouard Mendy..
La finale était serrée, tendue et s'est jouée sur les détails. Très tôt, le Sénégal a eu l'occasion de prendre le contrôle lorsqu'un penalty lui a été accordé. Mané a opté pour la puissance, mais le gardien égyptien Mohamed Abou Gabal a réalisé une belle parade pour maintenir le score à égalité et maintenir son équipe dans la compétition.
Au fil des minutes, l'Égypte a eu des moments où une seule finition nette aurait pu tout changer. C'est là que le travail de Mendy est devenu décisif. Il est resté calme sous la pression, a géré les centres et les ballons perdus, et a offert de la sécurité au Sénégal chaque fois que le rythme montait. Dans une finale jouée sur les nerfs, sa présence fut une raison clé pour laquelle le Sénégal n'a pas perdu sa structure.
Alors que le match était suspendu après 120 minutes, il est allé aux tirs au but. Les gros titres, une fois de plus, sont revenus à Mané pour avoir transformé le dernier tir. Pourtant, la séance de tirs au but n'était pas seulement une question de courage d'un attaquant. Le Sénégal a atteint la ligne d'arrivée parce que leur gardien de but est resté solide à l'autre extrémité, lisant bien les situations et protégeant son équipe du but qui aurait pu renverser l'histoire.
Mané restera toujours dans les mémoires comme l'homme qui a marqué le penalty victorieux, mais le véritable héros de la soirée était aussi celui avec des gants. Dans une finale qui exigeait plus de concentration que de flamboyance, Mendy a livré le genre de performance qui remporte des titres, même quand elle ne domine pas les premières pages.
















