L'entraîneur bosnien Vahid Halilhodžić est menacé d'une lourde suspension de dix ans de toute activité liée au football. Cette exclusion potentielle découle d'un litige financier avec son ancien employeur, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF).
Le conflit remonte au mandat de Halilhodžić à la tête de l'équipe nationale marocaine, qui a pris fin en 2022. Après son licenciement, le septuagénaire a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), réclamant une indemnisation financière importante pour ce qu'il a jugé être un licenciement abusif.
La bataille juridique s'est conclue par une décision en faveur de Halilhodžić. Le TAS a ordonné à la Fédération marocaine de verser à l'entraîneur la somme de 1,2 million d'euros. Cependant, la FRMF n'aurait pas respecté cette décision contraignante, refusant de régler le montant dû.
En réponse à ce défaut de paiement, Halilhodžić a engagé une nouvelle procédure juridique. Il a formellement demandé à la FIFA d'imposer une suspension à la Fédération marocaine. Selon les règlements, si un club ou une association ne respecte pas une décision financière du TAS, la FIFA peut appliquer des sanctions sportives.
C'est ici que la situation se retourne de façon spectaculaire contre l'entraîneur lui-même. L'article 15 du code disciplinaire de la FIFA prévoit une sanction réciproque stricte. Il stipule que si une partie obtient avec succès la suspension d'une autre entité pour dettes impayées, et que cette demande est accordée, le demandeur doit également accepter la même sanction s'il ne paie pas lui-même une dette distincte par la suite.
Des rapports du journal français L'Équipe indiquent que Halilhodžić est lui-même visé par une décision distincte du TAS, qui lui ordonne de payer environ 1 million d'euros à un ancien agent. Il est allégué que cette dette resterait impayée.
Par conséquent, le mécanisme même qu'utilise Halilhodžić pour faire pression sur le Maroc pourrait se retourner spectaculairement contre lui. Si la FIFA approuve sa demande de suspension de la FRMF, l'instance dirigeante serait obligée d'imposer également une suspension à Halilhodžić pour sa propre obligation impayée. La durée de suspension mandatée pour de telles infractions est d'au moins dix ans.
Cela signifie que le vétéran, qui a dirigé des équipes lors des Coupes du Monde 2014 et 2022, pourrait voir sa carrière effectivement prendre fin. Une décision finale de la FIFA sur cette question est désormais attendue, l'avenir footballistique de Halilhodžić étant en suspens.
















