Pour le FC Barcelone, la date du 14 avril pèse lourd en Ligue des champions. C'est une date qui a reflété à plusieurs reprises leurs échecs européens les plus douloureux, se transformant d'une simple marque sur le calendrier en un miroir des frustrations continentales modernes du club.
L'exemple le plus récent et le plus vif est survenu le 14 avril 2024. Barcelone, bénéficiant d'un avantage de 3-2 au match aller, s'est déplacé à Paris pour affronter le Paris Saint-Germain en quart de finale retour. Le match a commencé parfaitement pour les Catalans. Raphinha, poursuivant sur sa lancée après son doublé du premier match, a donné l'avantage au Barça à la 12e minute, étendant leur avance au score cumulé.
Cependant, le tournant est arrivé juste avant la demi-heure de jeu. Le défenseur barcelonais Ronald Araújo a reçu un carton rouge direct pour une faute de dernier recours sur Bradley Barcola. Jouer à dix pendant plus d'une heure s'est avéré trop lourd. Le PSG en a pleinement profité, un doublé de Kylian Mbappé les conduisant à une victoire 4-1 sur le match et 6-4 sur l'ensemble, éliminant Barcelone.
Cet effondrement a fait cruellement écho à un autre 14 avril, celui de 2004. Barcelone, alors entraîné par Frank Rijkaard, affrontait son rival citadin, l'Espanyol, en derby. Malgré l'ouverture du score, ils ont concédé un égalisateur tardif dans un match nul 1-1. Le vrai dommage fut psychologique et physique, car ce match épuisant les a laissés à plat pour leur prochain quart de finale retour de Ligue des champions contre la Juventus. Ils ont perdu ce match 2-1 et ont été éliminés, beaucoup pointant le derby coûteux comme une raison clé.
Cette tendance remonte encore plus loin, au 14 avril 1993. En demi-finales de la Coupe d'Europe, Barcelone affrontait le CSKA Moscou. Après un match nul tendu 1-1 en Espagne, le match retour en Russie s'est soldé par une défaite dramatique 3-2 pour la “Dream Team” de Johan Cruyff, les privant d'une chance de défendre leur couronne européenne.
Ces revers répétés à la même date ont forgé un lien superstitieux pour le club et ses supporters. Chaque 14 avril arrive désormais avec un sentiment de pressentiment, un rappel de blessures historiques qui semblent se rouvrir avec un timing cruel. Bien que la superstition n'ait pas sa place dans la logique sportive, la coïncidence est indéniable pour Barcelone – une date où l'histoire a systématiquement reflété leurs plus grandes déceptions en Ligue des champions.
















